Elle L'aime, lui, il la déteste. C'est pour cela elle ne veut pas l'avouer, vous ne la comprendriez pas...c'est trop compliqué...
Il y a devant elle deux portes :
-La première est la porte de la Vie
-La seconde est la porte de la Mort.
Elle se retourne, réfléchit...Elle ne sait plus quoi faire. Vivre pour mourir ? Mourir pour vivre ? Souffrir ? Partir ? Mourir?
Tous ces mots ne veulent rien dire. Elle s'approche, il craint le pire.
Il est là et elle n'a rien vu. Il est là et elle n'a rien entendu...Elle va passer la porte de la Mort quand, d'un seul coup, le garçon lui avoue tous ses remords. Elle laisse couler quelques larmes, elle tombe... pose sa tête sur ses genoux, se renferme...Il lui dit, en cachant son envie de pleurer, que rien qu'à la regarder, il a envie de mourir pour elle, rien que pour elle pour la sauver. Elle n'a pas compris le sens de ses paroles...Est-elle sous les effets des cachets et de l'alcool ? Oui, elle a essayée de passer la seconde porte mais elle a tout abandonné, Elle a essayé de vivre puis elle a sombré dans cette noirceur, le suicide, c'était le moyen le plus facile d'échapper à ces douleurs qui lui pourrissent la vie ! Mais elle a été stoppée par celui qu'elle aime...Et sa vie a alors pris un autre sens ! Vous croyiez vraiment qu'elle voulait se tuer ? Quelques mois passent, les jours sont de plus en plus rapide, déjà un an est passé, elle est toujours avec lui, ils sont heureux, ils ont grandi, devenus plus responsables, plus mature...Ensemble Ils forment ce qu'on pourrait appeler le couple parfait. Mais voilà, un jour, un jour d'hiver, en décembre, ils se sont disputés, pour une histoire qu'il y a eu au journal télévisé, Il lui a promis le bonheur, et ce soir là, il regarde sa chérie, lui sourit puis part dans sa chambre. Elle n'a rien vu venir. En allant se coucher, elle voit une poutre sur laquelle on peut distinguer, même si la pièce est sombre, une corde, Il lui a promis le bonheur... ses dernières paroles ressemblent a celles ci : "Je veux ton bonheur, tu t'épanouis de jour en jour, comme cette rose qu'il y a ici, tu es belle . . . Je t'aime ! Je ne veux plus nuire à ton bonheur, adieu !" Elle coupe la corde aussitôt et lui répond : "Quoi que tu dises, quoi que tu fasses, c'est toi mon bonheur, je ne veux pas que tu partes. . ."
Ils se disaient être fait l'un pour l'autre, mais le problème est bel et bien là. Le problème, c'est tous ces sentiments qui nous empêchent de vivre, autant l'amour que la haine ou que la jalousie...Le temps s'écoule si vite...Nous sommes en février maintenant, il fait de plus en plus chaud. Dans leur petite maison, Ils sont seuls, de temps en temps, on peut entendre des cris de douleur, non, il ne la frappe pas, il ne lui a rien fait, mais c'est elle, elle a mal, très mal. Qui aurait cru qu'une grossesse allait arriver ? Il s'occupe d'elle, il a pris des congés pour pouvoir l'accompagner pendant ces terribles mois de douleur. Dire que ces douleurs lui rappellent à quel point sa jeunesse a été dure ! Elle essaie maintenant de penser à son avenir, et non son passé. Couchée sur son lit, elle pense, elle se dit que l'enfant qui grandit en elle ne va pas s'en sortir, elle ne comprend pas pourquoi cette douleur s'acharne sur elle. Elle veut pouvoir être belle, autant physiquement que mentalement. Elle se sent laide, elle se sent grosse. Elle en est maintenant au septième mois, nous sommes en juillet, en plein été. Il fait chaud. Très chaud. A croire qu'elle est malchanceuse ! Il est midi, il doit faire 40°C à l'intérieur, même pas de ventilation, RIEN ! Seulement son chéri qui lui fait un peu d'air avec un torchon humide. Elle est pâle, trop pâle...Elle a mal à la tête, et mal au ventre aussi...Cette grossesse la fatigue, elle ne mange pas assez. Au lieu de manger pour deux, elle ne mange même pas pour une personne ! Cet après midi est le pire jour de sa vie, elle s'est évanouie, une insolation. Elle a dû être amenée dans un hôpital. Pendant ce périple, on lui donne des cachets, elle ne veut pas en prendre (souvenirs souvenirs......) mais elle a été obligée d'en prendre quelques uns, pour faire taire cette douleur, et pour que le bébé soit mieux aussi.
Nous sommes en novembre, après ces neufs mois de douleurs qui, il faut le dire, étaient vraiment terribles, voilà une contraction puis deux et enfin le bébé arrive (ou plutôt les bébés arrivent). Ce sont des jumeaux, une fille et un garçon. Ils sont tous les deux bruns, ont de jolis yeux gris, tout comme leur père et ont une jolie bouche tout comme leur mère... ! De beaux bébés comme on le dit souvent ! Mais quand est-il de la mère ? Cette grossesse l'a épuisée, le père quant à lui est vraiment heureux ! Mais...(il y a toujours un « mais ») voilà, elle est tombée dans un coma suite à tous ses efforts. Elle était trop faible. Il n'est donc pas si heureux que ça, il cache un peu sa peine pour ne pas sombrer comme elle avait pu le faire « Elle » quand elle était jeune.
Quelques mois passèrent et toujours rien...Les deux petits enfants grandissaient de jours en jours et ils n'arrêtaient pas de se plaindre, comme pour rappeler que leur mère était absente, qui leur fallait la voir, la toucher. Leur montrer qu'elle était toujours présente malgré le fait qu'elle ne pouvait être à la maison et parler comme toute mère ferait. Pourquoi Le père de ces enfants ne souriait jamais ? Pourquoi avait-il tenté de se débarrasser de ses enfants pour qu'il ne puisse penser à Elle ? Puis un soir de pleine lune arriva. Il avait du mal à dormir pendant que ses enfants, eux, sommeillaient telles deux petites marmottes...Il se leva et alla à l'hôpital en laissant les bébés dans la maison. Seuls. Il n'avait d'yeux que pour Elle, ses enfants, il les oubliait petit à petit. Sur le chemin menant à l'hôpital, Il vit une rose rouge et l'arracha délicatement comme s'il venait de voler une chose aussi précieuse que le bonheur lui même. Rentré dans l'hôpital, il prit les escaliers pour aller au troisième étage. Les marches étaient infinies, il souffrait, il n'en pouvait plus...Toujours sa rose à la main, il prit la direction de la chambre 174.